Bijoux Savoyards

Bijoux Savoie

La Savoie et la Haute-Savoie sont deux régions de France situées dans le massif des alpes. Proche du Piémont et le duc de Savoie étant également roi de Sardaigne au 18ème siècle, la Savoie a une histoire commune avec l'Italie. C'est finalement à la France qu'elle fut unifiée en 1860 seulement.
La culture sarde et montagnarde des habitants de cette région est forte en raison de cette unification tardive et des difficultés de vie et de climat. Les savoyards ont toujours eu deux métiers. A la belle saison, ils cultivaient la terre et élevaient des troupeaux. Le terrain étant parfois difficilement accessible, ils ne pouvaient avoir des récoltes suffisantes pour en vivre toute l'année. Ainsi, lorsque l'automne arrivait, les savoyards partaient exercer le métier de ramoneur dans les grandes villes puisque le tourisme n'était pas encore développé. La plupart se dirigeaient vers Paris, cité prenant de plus en plus d'ampleur en pleine révolution industrielle. Il revenaient au printemps dans leurs montagnes. Grâce à l'argent gagné, ils pouvaient "ferrer leurs dames". Cette expression signifiait qu'ils offraient des bijoux à leurs filles et épouses et des cloches à leurs vaches ! La Savoie et la Haute-Savoie ont ainsi une riche histoire autour du bijou. Les modèles sont nombreux et raffinés car chaque vallée possédait son identité configurée dans un type de croix.

La croix la plus répandue en Savoie, et même dans les autres régions de France, restait la croix Jeannette. Il s'agissait d'une croix représentant une colombe au recto et un motif de fleur au verso. Elle pouvait être plus ou moins large, travaillée lisse ou en ciselure. Elle constituait le premier achat des jeunes filles travaillant dans les fermes, généralement le jour de la Saint Jean, d'où son nom.

La plupart des savoyards étaient pauvres au 18ème siècle. Les croix généralement portées étaient alors très simples comme les croix bâtons ou les croix plates. Au fils des années, ils s'enrichirent grâce à leur travail et ces mêmes modèles évoluèrent au cours du 19ème siècle pour être ornementés de façon parfois spectaculaire. Ainsi les croix bâtons et croix plates devinrent des croix fleuris avec des motifs extrêmement bien travaillés mélangeant or jaune, or rose, or vert et or blanc. Les croix de Tarentaise ou de Bourg Saint Maurice présentaient de très beaux motifs.
Capitale de la Savoie, Chambéry possédait sa propre croix, appelée aussi "Croix grille". Ses terminaisons étaient évasées et percées en forme de larmes. Elle était réversible en représentant le Christ d'un côté et la Vierge de l'autre.
La croix du Val d'Arly était aussi une croix grille avec des terminaisons évasées plus franches. Elle était portée à Turin, qui était alors la capitale de la Savoie avant Chambéry aux 18ème et 19ème siècles.
Dans la vallée de la Haute Maurienne, les croix étaient très travaillées et des paillons taillés donnaient beaucoup d'éclat. On l'appelait la croix à pointes de diamants ou croix de à l'As à Bessans.
En descendant la vallée, on trouvait la croix des Villards qui était une croix plate décorée des initiales ou d'un nom de famille. Les montagnards la fondaient eux-même à partir des pièces d'argent rapportées.
Le village de Valloire avait sa propre croix avec des ailes façonnées et positionnées comme une croix de Saint André derrière le Christ pour signifier son rayonnement.
La haute vallée de l'Isère, à savoir la vallée de la Tarentaise, n'était pas dépourvue de modèles. Dans le massif du Beaufortain, les croix étaient droites avec la particularité de suspendre des petites pendeloques à leurs extrémités. Elles étaient décorées de gravures représentant des symboles bibliques ou de végétaux.
Le village de Peisey Nancroix possédait sa croix inspirée de très vieilles croix de Malte. Les terminaisons des branches étaient évasées et cinq clous la décoraient.

Les savoyardes portaient leur croix sur des rubans de velours. Au-dessus de la croix, un coulant en argent ou en or était positionné pour rassembler le ruban. Il s'agissait d'un cœur en Savoie ou d'un nœud en Haute-Savoie. L'ensemble était souvent très imposant et les croix de très grandes tailles pour être visibles sur les costumes traditionnels couverts de dentelle, de velours et de tissus de plusieurs épaisseurs. Ces bijoux étaient aussi un moyen d'asseoir son statut social et d'être une sécurité financière.

Aux oreilles, les femmes portaient des créoles. Tout comme les croix, ces boucles pouvaient être richement décorées de motifs d'edelweiss ou autres fleurs avec un jeu de couleur.
La plupart de nos modèles Créoles savoyardes sont disponibles dans plusieurs tailles (de 12mm à 40mm de largeur). Cliquez sur les modèles pour consulter le prix des autres tailles, dans la partie "Description" du produit. Si l'une de ces tailles vous intéressent, envoyez nous un mail pour pouvoir les acheter (contact@eleonaure.com).


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