Bijoux Saint Jacques de Compostelle

Bijoux Saint Jacques de Compostelle

Le pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle est lié à la vie de Saint Jacques et à la découverte de son tombeau. Après la mort de Jésus, Jacques fils de Zébédée dit aussi Jacques le Majeur, parti évangéliser la péninsule ibérique. De retour à Jérusalem, l'apôtre se fit prendre par le Roi Hérode. Il est martyrisé et tué. Ses compagnons récupérèrent sa dépouille et allèrent l'enterrer en Galice, au nord ouest de l'Espagne, dans le plus grand secret.

Deux légendes racontent la découverte du tombeau. Selon la première, c'est un ermite qui aurait eu la révélation du lieu du tombeau en 1077. L'autre version, relate que c'est Charlemagne qui aurait reçu l'ordre d'aller libérer le tombeau de Saint Jacques alors que le territoire est pris par les Maures. Son épopée est alors ponctuée de combats dont la défaite au col de Roncevaux lors de son retour. Les deux légendes s'accordent sur la façon dont le chemin aurait été révélé. L'apôtre Jacques aurait tracé une route en faisant briller les étoiles, tel une voie lactée, conduisant miraculeusement les deux pieux héros à son tombeau. Le chemin de Saint Jacques est tracé. Une cathédrale romane fut construite sur le lieu saint pour recueillir les reliques, et sera ensuite agrandit de bâtisses d'art gothique et baroque.

Le pèlerinage prit de l'ampleur au 11ème siècle avec la Reconquista. Oublié au 19ème siècle, il est de nos jours l'un des plus fréquentés de la chrétienté occidentale, au même titre que les pèlerinages à Jérusalem.

Les routes qui mènent à la ville sainte de la péninsule ibérique sont très nombreuses et s’étendent sur des milliers de kilomètres depuis l’extrémité de l’Europe de l’est (Pologne, Bulgarie…). Elles se regroupent notamment dans le sud ouest de la France pour converger vers le tombeau du Saint évangélisateur. Les quatre principaux chemins parcourant la France se rassemblent dans les villes de Tours, Vézelay, le Puy-en-Velay et Arles.  Ces chemins existent depuis plus de 1000 ans en étant marqués sur le plan matériel par l’archéologie, l’histoire culturelle et artistique mais aussi sur le plan immatériel avec des croyances, des rites, des légendes et des traditions que l’on découvre au fil des kilomètres. Autrefois principalement religieux, le parcours des chemins de Saint Jacques de Compostelle dépasse désormais la repentance chrétienne. Nouveaux noms au pèlerinage, on pourrait quasiment parler de trek ou de trail pour cette génération de randonneurs dont l’objectif est de découvrir un patrimoine, d’aller à la rencontre de l’autre et de soi. Le « chemin de Saint Jacques » ayant été classé premier itinéraire culturel européen. Il n’est pas rare de croiser des groupes d’amis qui se donnent rendez-vous chaque année pour couvrir une étape durant une semaine de vacances… et qui se donnent rendez-vous pour continuer l’année d’après. Que l’on couvre vingts kilomètres ou une centaine de kilomètres en quelques semaines, le fait de partir à pieds avec son seul sac à dos et un bâton procure un immense bonheur aux pèlerins. A chacun sa foi, à chacun ses raisons, à chacun ses ampoules plantaires. Le point commun entre tous ses marcheurs reste la fierté du parcours accompli, aussi bien physique que spirituel. Ainsi, on nous demande souvent un bijou qui puisse garder en mémoire cette belle histoire.

Les bijoux de cette catégorie sont issus des traditions des régions, villes et villages qui font étapes pour les pèlerins sur les chemins de Compostelle.

L'emblème du pélerin : la coquille Saint Jacques

Le coquillage est lié à l’apôtre Jacques car ce dernier aurait sauvé un jeune homme de la noyade, le jour de ses noces, qui serait ressorti de l’eau couvert de coquilles. Depuis le Moyen-Age, les pèlerins arborent cette coquille, dite Saint Jacques, et se placent sous la protection du Saint, en la cousant sur leur sac, leur chapeau, leur manteau. Elle est signe d’accomplissement, de fécondité et de grâce. Depuis, nombreux sont les miracles de guérison et légendes entretenus du simple fait de toucher une coquille rapportée par un pèlerin. La coquille Saint Jacques est devenue l’emblème de Saint Jacques de Compostelle et on la trouve en art figuratif tout au long des chemins: sculptée dans la pierre des églises, façonnée en bronze sur des trottoirs, dessinée sur les portes des auberges hospitalières ou des bornes kilométriques…

Notre collection présente deux types de coquilles: la classique aux bords bien élargis et celle dite de « Vézelay », véritable carrefour de routes en Bourgogne, d’un art plus stylisé et épuré. Ces coquilles connaissent un grand succès car elles se rattachent directement au chemin parcouru sans connotation religieuse directe.

Les croix avec coquille Saint Jacques

Certains croyants plaçant leur pèlerinage sous le signe de la foi aiment que le symbole de la coquille Saint Jacques soit apposé sur une croix catholique. Ainsi, la croix occitane, de la région traversée par de nombreuses routes, peut être décorée d’une petite coquille en son centre.

On parle aussi directement de « croix Saint Jacques » pour désigner la croix dont les extrémités horizontales se terminent en fleur de lys, avec la coquille à l’intersection de ses branches. On retrouve cette croix dans des églises, notamment à La Salvetat-sur-Agout, petite cité fortifiée médiévale, sur le chemin qui va de Arles à Castres.

A l’esthétique plus conquérante, la croix de l’épée Saint Jacques avec sa pointe aiguisée comme une lame, rappelle l’image chevaleresque du Saint apôtre. L’iconographie de Saint Jacques le Majeur combine effectivement les trois « types »: l’apôtre, le pèlerin et le chevalier qui répondraient à la triple dimension religieuse, populaire et politique de son culte. Le pèlerin n’hésite pas à monter à cheval et à brandir son bâton ou son épée, selon les représentations pour chasser les infidèles et les démons. La représentation du chevalier est très en vogue au Moyen-Age et cette image apparaît dès 1230 dans le cloître de la cathédrale de Compostelle.

Les autres symboles des pelerins

Les chemins de Saint Jacques sont jalonnés de lieux importants, villes, cités ou villages de départ ou d’étape. Il existe des croix spécifiques à ces villes comme la croix de Cordes-sur-ciel ou la croix de Conques.

Sur la route du Puy-en-Velay, Conques est une étape primordiale dans la belle région de l’Aveyron. Elle y abrite la basilique Sainte-Foy de Conques datant du XIème siècle et qui est depuis ce temps un sanctuaire pour les pèlerins, en conservant les reliques de sainte Foy. Ces reliques sont placées dans une petite statuette assise sur un trône doré, que l’on appelle Trésor. La croix de Conques est un symbole fort pour les pèlerins et randonneurs qui auraient été marqués par leur passage à Conques.

Pour continuer sur Conques, nous avons représenté le visage du Trésor, sainte Foy, en pendentif. On peut reprendre également le simple motif de la ville de Conques sans ajouter la longue terminaison de la croix catholique. Enfin, la représentation du « Curieux » de Conques est une idée originale. Pour ceux qui auraient trouvé ce personnage sculpté dans le tympan roman du Jugement dernier de la façade de la basilique, l’un des plus beaux de France, ce pendentif peut être une connotation amusante et personnelle de leur chemin.

La « via Lemovicenzi » de Vézelay à Saint Palais est un chemin très emprunté. A Vézelay, juchée sur une colline, la ville peut s’enorgueillir d’un passé prestigieux. Sa basilique domine les toits de la ville. On y rend un culte à sainte Marie Madeleine. Même si les traces physiques du pèlerinage galicien sont rares (seules quelques coquilles sont gravées), Vézelay n’en est pas moins une étape essentielle.

Sur la même route, après avoir traversé le Massif Central, les pèlerins arrivent à Rocamadour. Bâti au cœur de la falaise, son nom provient du saint Amadour dont on découvra le corps en creusant la roche. Dotée de plusieurs chapelles perchées sur ce roc, on y sanctifie la Vierge Noire souvent appelée en aide par les marins désespérés. Le Sportelle est l’insigne que les pèlerins de Notre-Dame-de Rocamadour accrochent sur eux. Il représente cette vierge noire.

Enfin, pour encore plus de singularité et pour personnaliser votre souvenir, n’hésitez pas à mélanger les symboles sur une épingle… avec pourquoi pas un petit randonneur ?

Bijoux pelerinage saint jacques de compostelle


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